
Me voici me voilà, je n’avais pas disparu. Seulement, ces dernières semaines ne se sont pas passées comme prévu. Je devais être en congés la semaine dernière, et partir avec Chéri à Pornic, près de Nantes. Des mois que nous avions programmé ce séjour, j’aime tellement aller à Pornic, et j’avais envie de courir en bord de mer, de passer quelques jours seule avec Chéri.
Mais… Début septembre, j’ai senti pile au milieu de mon ventre (environ 5cm au-dessus du nombril) une boule dure, interne. Pas très grosse. A peine trois jours après, la boule était devenue énorme en interne, et était sortie. En externe, elle était d’environ la circonférence d’une pièce de deux euros, rouge et boursouflée, chaude, avec un point blanc au milieu. Chéri l’a vue jeudi soir et m’a dit que ce n’était vraiment pas beau, que je devrais aller voir le médecin. Ca commençait à me fait mal.
Vendredi 4 septembre, en arrivant à ma séance de sport, je l’ai montrée à mon coach, qui m’a dit que non seulement nous n’allions pas faire de séance, mais qu’il me conseillait de ne pas tarder à consulter vu comment c’était volumineux, rouge et boursouflé. J’ai appelé mon généraliste, qui m’a dit de passer immédiatement à son cabinet, qu’il allait regarder ça entre deux patients. Quand il a regardé, il a appuyé fort dessus, et m’a dit, c’est un kyste interne, en train de s’infecter.
Je pensais qu’il allait donner un coup de scalpel et le vider, mais il m’a dit que non, et que ce n’était à ce stade plus du domaine d’un dermatologue, mais d’un chirurgien. Je lui ai demandé si c’était urgent, il ma dit « non, mais ça doit être fait d’ici lundi ». Nous étions vendredi… A chacun sa notion de l’urgence. Je lui ai dit que je ne connais pas de chirurgien, il a pris son téléphone, en a appelé un, lui a expliqué, et me voilà avec un RV lundi 7 en fin d’après-midi.
Vendredi soir, comme le médecin avait appuyé vraiment fort sur la boule (enfin, j’ai pensé que c’était dû à ça), ça a « explosé ». Beurk beurk beurk !!!!!!!!!!! Du pus et du sang sont sortis. J’ai mis un pansement. Ca a continué à couler tout le week-end. Ca coulait, ça regrossissait illico. Je suis quand même allée à Reims samedi, et au bureau lundi.
J’étais contente d’arriver à la clinique pour voir le chirurgien lundi soir, je commençais à avoir vraiment mal. J’étais absolument persuadée qu’il allait donner un coup de scalpel et vider le kyste sur place. Et non. Il m’a dit que ça nécessitait une anesthésie générale, car le pus commençait à se répandre dans mon ventre. Et que ça devait être fait dans les 48 heures, pas davantage. Il m’a donc ajouté sur son planning opératoire de mercredi 9 septembre.
Mon cerveau n’a pas intégré l’information tout de suite car je lui ai demandé « D’accord vous m’opérez mercredi, donc je peux aller travailler jeudi ? » Il m’a dit non alors j’ai demandé « Je peux courir la Parisienne, course à laquelle je suis inscrite dimanche ? ». Il m’a à nouveau dit non. J’ai posé encore une question « Mais je vais pouvoir aller au sport ? ». Il m’a redit non, doucement, comme s’il parlait à une enfant. J’ai fini par comprendre. Je lui ai dit, mais…nous sommes lundi soir, je ne vais pas avoir le temps de prendre un rendez-vous avec l’anesthésiste si vous m’opérez mercredi.
Il m’a dit, je m’occupe de tout. Venez à la clinique mercredi matin, vous passerez une échographie, pour que je vois la profondeur du kyste, puis vous verrez l’anesthésiste, et dans la foulée je vous opère. Il m’a ensuite fait des ordonnances. Pour des antibiotiques, et aussi pour des mèches, des compresses, du sérum, et plein de trucs. Et une ordonnance pour qu’une infirmière passe tous les jours changer les mèches et le pansement.
Là je me suis dit que c’était un peu plus sérieux que ce que je pensais. Et quand j’ai vu son titre sur les ordonnances, j’ai un peu flippé « Chef de clinique, cancérologue, spécialiste des parties molles ». Oui certes, mon ventre est une partie molle… Je plaisante, mais j’ai quand même commencé à avoir un peu peur. Mardi je suis allée travailler, je me suis occupée de trouver une infirmière qui passe à domicile tous les jours, et surtout… et bien j’ai annulé nos vacances.
Annulé l’hôtel, annulé le train, fait une croix sur ma course La Parisienne. Je n’allais pas prendre le train avec des mèches dans le ventre, et besoin d’une infirmière chaque jour. Mercredi matin, je suis donc allée à la clinique, l’échographie a révélé que le kyste était profond de 4 cm et large de 3. Et à l’extérieur, ça continuait de couler du pus et du sang. J’ai ensuite vu l’anesthésiste, et hop, endormie dans la foulée. Je me suis réveillée avec un pansement E.NOR.ME.
Chéri est venu me chercher le soir, j’avais pris des vêtements confortables faciles à enfiler pour la sortie. Entre mon ventre gonflé et le pansement, on aurait dit que j’étais enceinte d’au moins six mois. J’avais mal, mais pas horriblement mal, tout à fait supportable. Ils m’ont donné un anti-douleur costaud quand je suis sortie de la clinique à 21 heures, et j’ai passé une bonne nuit.
Dès jeudi matin, j’ai refusé les anti-douleurs, je voulais sentir la douleur évoluer. Tout cela est allé très vite, en quatre jours, j’ai consulté et ai été opérée. Je n’ai pas travaillé jeudi ni vendredi, et ne suis pas allée à Reims samedi. J’ai beaucoup dormi, n’ai pas mis le nez dehors pendant quatre jours. Lundi, je me sentais toujours fatiguée, affaiblie, mais ma tête en état de fonctionner. Donc, au lieu d’être en vacances à Pornic et bien j’ai travaillé toute la semaine.
En télétravail, comme ça l’infirmière passait quand ça l’arrangeait. Elle m’envoyait un SMS 15 minutes avant de passer, je prenais ma douche et elle changeait mèches et pansements. J’avais un peu mal, mais supportable. Le moment le plus désagréable de la journée était bien sûr celui où l’infirmière changeait les mèches. Etre en télétravail m’a évité d’avoir à m’habiller, je mettais juste un tee-shirt, je n’avais ainsi aucune pression sur le ventre. Je ne suis sortie pour la première fois que jeudi en fin d’après-midi, pour la visite post-opératoire avec le chirurgien.
Chéri m’a accompagnée, car j’avais la tête qui tournait, forcément, depuis plus d’une semaine que j’ai été opérée, je n’ai pas bougé, pas pris l’air…Le chirurgien a trouvé que la plaie évolue bien, et m’a dit qu’à partir de dimanche, l’infirmière pouvait passer seulement un jour sur deux, et que donc je pouvais retourner au bureau dès aujourd’hui. En revanche, toujours pas de sport. J’entame ma troisième semaine sans sport… Ca commence à me manquer gravement.
Ceci dit, je sens que je suis encore un peu faible. Si je sens que je suis vraiment fatiguée demain ou mercredi, je me mettrai en télétravail pour la fin de la semaine. L’infirmière est passée hier, et passera à partir de demain tous les deux jours, à 7 heures du matin, ainsi je pourrai aller au bureau tout de suite après. Elle me fait maintenant des pansements moins volumineux, et avec lesquels je peux prendre une douche.
Mon ventre est toujours très gonflé, je mets des robes amples et non ceinturées. Je revois le chirurgien jeudi 1er octobre, il me dira à ce moment-là si l’infirmière peut passer seulement tous les trois jours.
Il m’a envoyé vendredi les résultats de l’analyse du kyste. C’est bénin !
Côté sport, il faut attendre la totale cicatrisation. Après avoir renoncé à la Parisienne dimanche 13, je vais sans aucun doute ne pas pouvoir participer à la course des Princesses à Versailles le 18 octobre. Mon prochain hyrox, prévu le 17 décembre sera peut-être également compromis. C’est très intense l’hyrox, et ça demande trois mois de préparation sérieuse… Nous aurions dû commencer la préparation dès cette semaine à mon retour de Pornic. Je suis inscrite en duo avec mon coach. Bon on verra…
Nous allons essayer de prendre quelques jours de vacances en octobre avec Chéri, car je n’ai eu que deux semaines de congé cet été, les deux premières semaines de juillet. Alors tenir jusqu’aux vacances de Noël me paraît difficile. La question que j’ai posée au chirurgien c’est : d’où sort ce kyste ? Et surtout avec une évolution si rapide ? Il m’a confirmé qu’il m’avait ajoutée en urgence sur son planning, car l’infection se répandait très vite et on courait à la septicémie.
D’après les analyses de sang, j’ai une petite baisse des défenses immunitaires. Il m’a demandé si j’étais particulièrement fatiguée et/ou stressée. Comment dire🙃😵💫. Ben oui quoi… En plus, le sevrage du Prozac n’est pas facile.
J’ai déjà eu un zona, quand j’avais 8 ans, pour ces même raisons… Et une fois, un furoncle au nouveau de la poitrine, tellement énorme…
Enfin voilà pourquoi je n’ai pas été présente ces derniers jours. Je ne suis pas allée non plus à Reims samedi, pour la deuxième fois consécutive, j’avais vraiment encore besoin de me reposer. J’irai ce samedi qui vient.
J’espère que de votre côté tout va bien ?
Bon rétablissement.
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Très contente de vous lire à nouveau. Je vous souhaite un bon rétablissement le plus rapide possible.
Bonne soirée
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