
2024 a donc été une triste année.
Les quelques semaines avant la mort de mon père ont été tendues, les mois suivants intenables. J’ai repris le travail une semaine après son décès, et me suis plongée dedans (le travail). Ainsi que dans les paperasses suivant un décès, et dont je n’avais pas idée, le soutien moral à ma mère, à mon frère etc…
Le sport m’a tenue debout en partie. C’est un anti-dépresseur sans aucun doute, en ce qui me concerne. Mais loin d’être suffisant. Au mois de juillet 2024, je ne pouvais plus faire face, épuisée, pas de sommeil, des allers-retours incessants à Reims, cinq, et même souvent six séances de sport par semaine. Je suis allée voir ma généraliste, qui après examen approfondi, m’a confirmé que j’étais en parfaite forme physique, mais à bout moralement.
Elle m’a proposé de prendre un anti-dépresseur, idée que j’ai rejetée avec force. Toujours cet orgueil mal placé, ce besoin d’aider mais de refuser tout aide pour moi. Quelques semaines après, je suis retournée la voir, je ne pouvais plus continuer comme ça, avec ce nuage de tristesse autour de moi, cette chappe de béton sur mes épaules, ce voile en noir et blanc devant mes yeux, m’empêchant de voir les petits bonheurs quotidiens.
Elle m’a prescrit du Prozac 20mg, la plus faible dose. J’ai donc commencé ce traitement pour « gros épisode dépressif » en août 2024. Les effets ont commencé à se faire sentir au bout d’une dizaine de jours. C’est une bonne béquille. Le voile de tristesse s’est un peu allégé. Je pleurais moins. Je me sentais moins malheureuse. Oui, l’anti-dépresseur m’a aidée, je le dis sans honte.
Aidée à prendre du recul, à pouvoir continuer d’assurer le quotidien, et même d’avoir des moments sans angoisses. Depuis quelques mois, je me sens mieux. Je ne sais comment l’expliquer. Ce n’est pas seulement l’effet de l’anti-dépresseur, c’est comme si je sentais revenir une force vive en moi. Je suis allée voir mon généraliste (entre-temps ma généraliste, qui me suivait depuis plus de 20 ans avait pris sa retraite), et après m’avoir posé beaucoup de questions, il m’a dit que c’était encore un peu tôt pour envisager un sevrage.
D’autant que je ne dormais que très très peu. Le fait de me lever six jours sur sept avant six heures du main, avec moins de six heures de sommeil par nuit, pas vraiment récupératrices qui plus est, fait que je passais l’équivalent de deux nuits blanches par semaine. Ce généraliste est jeune, à peine 30 ans, et passionné par les effets du sommeil. Il m’en a longuement parlé, me faisant comprendre à quel point je mets ma santé en jeu en dormant si peu chaque semaine. La récupération est essentielle, voire vitale.
Depuis, j’ai mis quelques petites choses en place. Je me couche à maximum 22 heures, et laisse mon téléphone au salon. Une fois couchée, je lis, et cela me fait m’endormir plus vite et plus profondément que de regarder mon écran de téléphone, en général vers 22h30-45. J’essaie de ne pas me lever avant six heures, ça c’est un peu peine perdue, je suis systématiquement réveillée avant que le réveil ne sonne. Cependant je dors entre six et sept heures par nuit depuis quelques semaines, et je le ressens, côté énergie autant que concentration au bureau, et bonne humeur.
Mon coach de sport est en vacances jusqu’au premier septembre, avant les vacances, je lui ai dit que j’allais passer à quatre séances par semaine dès la rentrée. Trois avec lui, muscu, cardio, hyrox… et une le dimanche, seule, de course à pied. Il a approuvé. Il me l’avait déjà suggéré, naturellement j’avais refusé🙃.
Et autre changement, je vais m’accorder un week-end par-ci par-là sans aller à Reims. Un week-end de deux jours à Paris, avec Chéri. Car il est vrai que notre vie sociale a beaucoup ralenti. Comme je ne suis à Paris sans travailler que le dimanche, que je vais courir le matin, et bien le dimanche après-midi je n’ai guère envie de sortir, de voir du monde. Quant aux dîners du samedi soir, inutile de dire que quand je rentre de Reims je n’ai pas vraiment envie de faire la fête.
Depuis presque trois mois que j’ai mis ces petits changements en place, c’est tout bête, mais ça fait une réelle différence. Et puis je vais beaucoup moins sur les réseaux sociaux… En ce moment que mon Coach est en vacances, je fais trois séances seule par semaine, pas davantage. Mon généraliste a donc estimé qu’on peut commencer le sevrage de Prozac. C’est très récent. Depuis 10 jours, j’en prends un demi au lieu d’un.
J’ai demandé à Chéri de m’alerter s’il constate des changements d’humeur ou autre, mais vraiment, pour le moment, rien. Je me sens bien. Peut-être un tout petit peu moins dynamique. Mais la concentration est bien là au travail, je ne pleure pas, je n’ai pas de sautes d’humeur. Je suis fatiguée, mais comme tout le monde après ces trois mois de grosse chaleur.
D’ici quelques semaines, si tout continue bien, je prendrai un demi Prozac six jours sur sept, puis cinq, quatre etc… Le sevrage définitif ne sera pas avant début 2027, cela fait deux ans que j’en prends. Même si c’est la dose la plus faible, voilà deux ans que je suis sous anti-dépresseur. Voilà, c’est dit.
Je n’en parle jamais, comme une espèce de honte. Tout ce qui touche au psychologique, c’est toujours un peu tabou, on se sent jugée, on craint de passer pour folle. Et bien tant pis, voilà c’est dit, je ne veux plus me cacher, pour rien du tout. J’assume tout ce que je fais, ou ne fais pas. Surtout ici, avec vous.
j Ai pris aussi du PROZAC. Maintenant ne prends plus que XANAX 0,25. 2 le soir pour dormir mieux
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Bonsoir Marie,
Tu as réussi le sevrage du Prozac sans conséquences ?
Pour dormir moi ça va, je suis tellement HS après la journée de boulot et le sport que je m’endors assez facilement.
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bonjour. C etait il y a longtemps pour burn out professionnel et arrêt de travail pour plusieurs mois.et je ne me souviens plus comment s est passé le sevrage. BIEN AMICALEMENT
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